Suzanne Cornillac (1904-1982) La Corse : aquarelles

Suzanne Cornillac est la seule artiste de son temps à poursuivre la tradition des meilleurs aquarellistes de l’Ecole d’Ajaccio : François Corbellini et Lucien Peri

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Le Lazaret Ollandini, après avoir accueilli en 2006-2007, 2007-2008- et 2008-2009, trois expositions patrimoniales consacrées à la peinture et aux peintres corses de la première moitié du XXe siècle, présente du 4 au 30 avril 2010 Suzanne Cornillac (1904-1982) et ses aquarelles de Corse.

Suzanne Cornillac s’est fait progressivement un nom en Corse et elle tient une place toute particulière dans l’histoire de la peinture corse de la deuxième moitié du XXe siècle car elle est la seule artiste de son temps à poursuivre la tradition des meilleurs aquarellistes de l’Ecole d’Ajaccio : François Corbellini et Lucien Peri.

Elle est née à Paris le 20 décembre 1904. Après son diplôme de fin d’étude obtenu à Valence, et voyant son intérêt pour le dessin, son père décide de l’envoyer à Paris pour étudier la peinture. En 1922, Suzanne Cornillac est admise à suivre les cours de Pierre Vignal (1855-1925), peintre et aquarelliste de renom. Après 1925, elle sillonne la Provence où elle a rapidement une clientèle pour ses aquarelles. En Avignon, Suzanne Cornillac côtoie de nombreux artistes, peintres, poètes, écrivains et fait la connaissance d’Emile Ripert (1882-1948), universitaire renommé et romancier qui connaît très bien la Corse avec qui elle entretiendra une amitié et une collaboration par des illustrations de plus de vingt ans. En 1935, Emile Ripert lui suggère d’aller en Corse. Après un séjour de plusieurs mois, elle retourne quelque temps à Marseille puis, en 1936, entame un tour de Corse à pied. Elle s’arrête dans les villages qu’elle traverse pour peindre, souvent à la demande de clients qui habitent sur le continent et lui ont fait savoir qu’ils souhaitent avoir des aquarelles de leurs village ou de leur maison. En 1937 elle s’installe à Ajaccio puis en 1938, à Nice où elle vivra jusqu’en 1956, année de son départ à Paris et Choisy-le-Roi. A partir de 1949, Suzanne Cornillac viendra peindre en Corse tous les ans, et ceci jusqu’en 1980.

Généralement elle passe au moins un mois à Ajaccio, entre quinze jours et un mois à Vizzavona et un mois à Fozzano. Outre la Provence, la Côte d’Azur, la Drôme, Paris, elle a peint de nombreux endroits de Corse : Porto, Ajaccio, Fozzano, Olmeto, Sartène, Bonifacio, Vizzavona, Corte, Bastia. Elle fait de délicates aquarelles et des dessins fortement charpentés. Entre 1934 et 1982, Suzanne Cornillac a illustré de nombreux ouvrages et réalisé ou participé à plusieurs projets. En 1946, elle donne, pour figurer dans la partie illustration de l’ouvrage de Paul Arrighi, La Corse, publié à Nice par « L’image littéraire », quarante-deux crayons et lavis représentant toutes les régions de Corse. En 1948, elle illustre dans la série « La Corse pittoresque » Un village comme tant d’autres : Piana, de J.-A. Ceccaldi. Des dessins de Cornillac illustrent l’ouvrage de Roccu Multedo Le tombeau de Colomba publié en 1982 par Belisane et la réédition de cet ouvrage sous le titre Le Nouveau Folklore Magique de la Corse, publié en 1998 chez Sammarcelli contient également deux dessins représentant « Le tombeau de Colomba » et « L’arbre vampire ».

Suzanne Cornillac a connu un franc succès en Corse à une période où la peinture traversait des étapes difficiles car à la fin des années trente et après les années de la guerre, l’activité artistique était réduite et les années cinquante ont été des années au cours desquelles peu d’artistes étaient en vogue ou simplement en activité. C’est une période de préparation de la transition qui se produira dans les années soixante et soixante-dix pour changer radicalement dans les années quatre-vingt, avec un renouveau culturel plus général touchant la littérature, le théâtre, la musique, le chant, et les arts plastiques également.

Suzanne Cornillac a ainsi poursuivi ce travail de création des images icônes de la Corse avec ses pinceaux, ses fusains et ses crayons ; avec ses sujets simples et familiers, à taille humaine représentant Ajaccio, Girolata, Cargèse, la vallée de la Gravona, Propriano, Fozzano, Sartène, Bonifacio, Bastia, Corte, Vizzavona.

Elle est décédée à Longjumeau le 3 octobre 1982.

 

Auteur : Pierre-Claude Giansily

 

ISBN : 9782915922332

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